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24 juin 2026 3 24 /06 /juin /2026 08:49

 

EDA ouvert du mardi au samedi inclus

de 9h à 12h et de 14h à 18h

ENTREE LIBRE

-fermé les jours fériés-

 

page facebook : - Eda Espace des Arts

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Pyrénées Orientales | La Semaine du Roussillon - À la une « Hors cadre » 

regards éphémères de Jacques Lahousse au Boulou

Jusqu'au 23 juillet, l’Espace des Arts du Boulou accueille l’exposition « Hors cadre » du photographe Jacques Lahousse. Une invitation sensible à explorer mémoire, existence et perception, dans une scénographie entièrement renouvelée.

Une exposition revisitée

Après une première présentation à Céret, « Hors cadre » s’installe au Boulou dans une mise en espace adaptée, pensée pour dialoguer autrement avec le lieu et offrir une lecture renouvelée des œuvres. À travers ses images, Jacques Lahousse interroge le passage du temps, les traces laissées par l’existence et ces instants fugaces qui façonnent une vie. Le parcours propose une succession de fragments visuels, entre souvenirs et perceptions. Visages, situations, détails du quotidien composent un inventaire sensible où affleure une réflexion sur la mémoire et l’effacement. L’artiste évoque ces moments où l’existence semble se condenser, quand le passé s’accumule et que l’avenir se rétracte. Ses images portent cette tension entre présence et disparition, entre ce qui demeure et ce qui s’efface. Dans cette série, la photographie devient un espace d’expérience. Elle ne documente pas seulement le réel, elle le déplace. Elle cherche à en révéler une dimension plus intime, parfois fragile, souvent silencieuse. Les images suggèrent plus qu’elles ne démontrent. Elles ouvrent des pistes, laissent place à l’interprétation et invitent chacun à projeter sa propre histoire.

« Cette exposition invite à regarder autrement, à accepter le doute et à accueillir ce qui échappe », confie Jacques Lahousse. « Chaque image porte une trace, un écho de ce que nous sommes et de ce que nous laissons. »

Le travail présenté trouve sa source dans une trajectoire personnelle marquée par le sentiment de décalage, par la nécessité de trouver sa place sans jamais se fondre totalement dans un cadre établi. Cette position en marge nourrit une écriture visuelle singulière, attentive aux failles, aux interstices, aux instants que l’on ne remarque pas toujours. L’exposition prend ainsi la forme d’un récit fragmenté, où chaque photographie agit comme une séquence autonome tout en dialoguant avec les autres. Pour Ysabelle Erre-Serra, responsable de la galerie, cette nouvelle présentation constitue un moment fort de la saison: « La scénographie a été entièrement repensée pour l’Espace des Arts. Elle offre une circulation plus intime, en accord avec la profondeur du propos artistique. » Cette nouvelle mise en espace transforme la perception des œuvres et propose une expérience différente de celle présentée à Céret. Entre réflexion sur le temps, exploration du regard et quête de sens, « Hors cadre » propose une expérience immersive et accessible. Le visiteur traverse des instants suspendus, des images qui questionnent autant qu’elles touchent. L’exposition ne donne pas de réponses, elle ouvre un champ sensible où chacun peut trouver un écho.

Renseignements : Espace des Arts du Boulou Rue des Écoles – Entrée libre  04 68 83 36 32 - Du 23 mai au 23 juillet 2026 du mardi au samedi, de 9h à 12h et de 14h à 18h (hors jours fériés).

Sébastien Vilanou / 22 Juin 2026

l'Art'Vues, juin 2026

l'Art'Vues, juin 2026

Jacques LAHOUSSE à l'EDA
Jacques LAHOUSSE à l'EDA
Jacques LAHOUSSE à l'EDA

Les paysages et la nature permettent à Pierre Bonnard d’explorer toutes les possibilités de la couleur : « la couleur agit ». La couleur est pour lui, le lien vivant de son tableau : tout doit se tenir dans l’espace rayonnant.

L’espace pictural est : « une suite de tâches qui finissent par former un tout ». Le geste de peindre est lié à la sensation, à une émotion.

La contemplation des peintures de Bonnard réclame qu’on prenne du temps. « Il ne s’agit pas de peindre la vie, il s’agit de rendre la peinture vivante ».

Jacques LAHOUSSE à l'EDA
Jacques LAHOUSSE à l'EDA
Jacques LAHOUSSE à l'EDA
Jacques LAHOUSSE à l'EDA
Jacques LAHOUSSE à l'EDA
Jacques LAHOUSSE à l'EDA
Jacques LAHOUSSE à l'EDA
Jacques LAHOUSSE à l'EDA
Jacques LAHOUSSE à l'EDA
Jacques LAHOUSSE à l'EDA

"Une exposition photographique de l’ancien journaliste Jacques Lahousse entre reportage, émotions et quête esthétique. À admirer à l’Espace des Arts jusqu’à fin juillet.

 

Samedi, dès 11 h, le photographe et écrivain, Jacques Lahousse, a dévoilé au public de l’Espace des Arts, une œuvre photographique mêlant reportage, voyages et émotions personnelles. Scindé en plusieurs thématiques, son travail, relatant, à la fois, son activité de journaliste à L’Indépendant et ses états d’âme vagabonds, lors de longues pérégrinations, a séduit le public. Utilisant aussi bien la couleur que le noir et blanc suivant le moment, ces parcelles d’existence, ces séquences de vie, ces instants partagés qui ont jalonné son existence, l’artiste les transforme en de splendides tableaux photographiques, amenant le spectateur à chercher le sens de ce qu’il y voit. Jacques Lahousse a cependant tenu à souligner : "La photo m’a permis ce privilège. Et le journalisme m’a offert un plus dans le domaine des opportunités. Inventaire de visions passagères qui traversent notre quotidien et forgent notre perception du monde, avec la volonté esthétique de transgresser l’image primitive pour en révéler le caractère singulier qui ouvre le regard, et probablement l’esprit, sur une autre dimension. L’exposition "Hors cadre" ne fait que proposer cette invitation à l’attention des visiteurs qui partageront ce regard éphémère". Nostalgique vis-à-vis du temps qui passe : "Devoir exister, ou vouloir exister, en dehors du cadre pressenti. Les artistes font ça très bien. Je ne sais toujours pas si j’en suis un. Je n’ai jamais aimé les casquettes, encore moins les chapeaux et autres couvre-chefs. Probablement atypique. Non manufacturé. Rebelle, peut-être, pour cause, par nécessité ou par obligation ?" 

Jacques Lahousse a remercié la commune, et plus particulièrement Ysabelle Erre Serra, qui pilote l’endroit, depuis une bonne trentaine d’années, en lui disant : "Par tes choix, tu as su naviguer dans le nécessaire éclectisme du monde de l’art pour présenter différentes approches de la création contemporaine, qu’il s’agisse de la peinture, de la sculpture, de la photographie ou d’autres performances."

L’exposition "Hors cadre" est visible, jusqu’au 23 juillet, du mardi au samedi inclus, hors jours fériés, de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h. Entrée libre.

L'Indépendant, mai 2026

Jacques Lahousse accompagné du musicien Mohamed Latrach, d’élus et d’Ysabelle Erre Serra -Photo J. Martinez

 

HORS CADRE

"L'exposition itinérante intitulée « Hors cadre, séquences éphémères » a été présentée cet hiver à Céret où vit le photographe ; l’ espace des arts propose de la découvrir ou la redécouvrir ce printemps, augmentée de quelques tirages : certaines photos sont issues de son parcours professionnel, Jacques Lahousse a durant sa carrière, côtoyé le monde du journalisme, d’autres tirages ont été réalisés dans un cadre plus intime.
Ce qu’ont en commun les photos présentées ici, en couleur et en noir et blanc, c’est une acuité du regard et un cadrage ne nous invitant pas simplement à regarder ce qui nous est montré mais plus encore, à voir. A travers les portraits notamment, s’installe une complicité. C’est que Jacques Lahousse porte un regard humaniste, nourri par ses rencontres et par les voyages, aussi bien intérieurs.
Chaque titre choisi pour les photos et les textes qui les accompagnent, nous livrent une part de ce parcours qu’il a su réinventer : le texte de présentation « Hors cadre » révèle peut-être la difficulté d’exister pour tout être sensible dans un monde formaté. Mais l’art photographique comme toute autre forme d’art, permet de s’en échapper ; un temps, du moins. Et de figer ces moments qui passent et qui déjà, ne seraient plus qu’à travers le souvenir.
« Nous avons tous besoin d’imaginer un monde meilleur ou différent, d’inventer ce que nous suggèrent nos fantasmes et nos désirs secrets. Question de survie, besoin de rêver, d’exister un peu mieux et de nous réinventer » écrira Jacques Lahousse.
Riche rétrospective qui, grâce au regard du photographe, ouvre des fenêtres lumineuses sur l’ailleurs ou l’ici et permet la rencontre avec l’autre. Un peu avec soi aussi".
Y. Erre-Serra, 23 Mai 2026
Jacques LAHOUSSE à l'EDA
Jacques LAHOUSSE à l'EDA
Jacques LAHOUSSE à l'EDA
Jacques LAHOUSSE à l'EDA
Jacques LAHOUSSE à l'EDA
Jacques LAHOUSSE à l'EDA
Jacques LAHOUSSE à l'EDA

HORS CADRE

séquences éphémères

 

     « Un jour ou l’autre, il faut partir. Quitter ce monde. C’est dans l’ordre plus ou moins naturel des choses. On le sait, on n’est pas fait pour durer. Ceci étant, on espère tenir le plus longtemps possible, et surtout le moins mal possible… »

     Parcelles d’existence, séquences de vie, instants partagés. Quand on arrive au bout du chemin, y a de l’embouteillage dans le rétro. Et les souvenirs cumulent, quand l’avenir se fait peau de chagrin. Chagrin de poussières, aux larmes resurgies. On ne refait pas le film. La pellicule a vécu, les oxydes ont vieilli les images. Il faut tourner la page. « On ne peut pas être et avoir été » nous dit une vieille comptine à usage troisième âge. Il reste ce que la mémoire veut bien nous concéder. Il reste aussi des traces, des photos, des écrits, des dessins, peintures, quelques mots évanouis sur du parchemin fripé, mal rangé. Mais aussi des visages où planent encore l’ombre des passions et les querelles passagères. « Il était une fois »… dans le territoire des émotions, assiégé par le doute qui bien des fois nous fit côtoyer  le gouffre des indifférences. Il est des silences bien plus assourdissants que le grand boucan d’un orage qui racle le plafond.

     J’ai souvent eu le sentiment d’être invisible, qu’on ne me voyait pas, ou si peu, que je n’existais pas, qu’on m’ignorait. Un homme invisible, un défaut d’existence, un accident de parcours, ou de fabrication. Et pourtant, j’existais bien, tant que je puisse me pincer pour y croire, j’existais bien, « par la force des choses » comme l’on dit, à devoir m’intégrer, trouver ma place… rentrer dans le rang ? Pas vraiment, mais dedans certes, tout en pratiquant la marge. Comme une bulle d’oxygène… indispensable.

      Devoir exister, ou vouloir exister, en dehors du cadre pressenti. Les artistes font ça très bien. Je ne sais toujours pas si j’en suis un. J’ai jamais aimé les casquettes, encore moins les chapeaux et autres couvre-chefs. Probablement atypique. Non manufacturé. Rebelle peut-être, pour cause, par nécessité ? ou par obligation ? Qu’importe le pédigree, puisque le choix s’est imposé le plus naturellement du monde. Sûr qu’on s’apprête là à bien des ennuis et pas mal de soucis. Et c’est ainsi qu’on traverse des souffrances qui vous marquent à jamais, vous poursuivent tout le long de la vie et vous enseignent à ne pas trop la ramener. La lucidité est souvent cruelle à avaler, mais tant nécessaire. Relativiser, une bouée de sauvetage idéale. Nous sommes peu de chose. Encore faut-il s’en persuader, pour ne pas sombrer au chapitre des dépressions. Problème de destinés, plus ou moins assumées. Chacun la sienne, à devoir s’en arranger, puisqu’il faut bien vivre, dès fois survivre, demander le programme, orientation, vocation, aspiration…l’existence quoi ! Pas facile d’y arriver, s’y frayer un chemin, une quête, parfois quelques conquêtes. Jouir de la vie, quand l’occasion vous est offerte, comme une femme peut s’offrir à vous dans l’ardent désir d’un bonheur partagé. Bien souvent éphémère, aux retours parfois bien amers. Mère de tous nos soucis, le bonheur est plus que fragile, une drôle d’invention pour alimenter la boîte à regrets. Comme un sursis accordé, l’espoir d’un « reviens-y ».

     Le temps nous fait disgrâce, nous abîme de fond, jusque même dans les combles ? Ça rigole pas de vieillir. Ça vous dégringole dans les moindres replis, nous oblige à abdiquer, se rendre aux évidences, le miroir ne ment pas, vous laissant seul face à l’ombre de vous-même. Et pourtant, les neurones ont moins la gamberge, même que, si la sénilité n’a pas pris le dessus, elles vous octroient comme une seconde jeunesse, avec le bonus de l’expérience et un vieux cocktail de sagesse appropriée. « La force de l’esprit » dixit un président peu de temps avant de rendre l’âme. Ça vous rend l’illusion plus perdurable, et une dose d’espoir plus acceptable.

     Alors, plus ou moins bien fagoté pour affronter la dernière ligne droite, il me reste des séquences à partager, celles qui ont jalonné mon existence, à chercher du sens à ce l’on voit, l’on perçoit, tant de situations où notre regard est confronté. La photo m’a permis ce privilège. Et le journalisme m’a offert un plus dans le domaine des opportunités. Inventaire de visions passagères qui traversent notre quotidien et forgent notre perception du monde, avec la volonté esthétique de transgresser l’image primitive pour en révéler le caractère singulier qui ouvre le regard, et probablement l’esprit, sur une autre dimension.

     L’exposition « Hors cadre » ne fait que proposer cette invitation à l’attention des visiteurs qui partageront ce regard éphémère.

 

                                                                                                        J.L

 

Jacques LAHOUSSE à l'EDA
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Published by "espace des arts"
20 décembre 2025 6 20 /12 /décembre /2025 17:21
Agenda EDA

EDA ouvert du mardi au samedi inclus

de 9h à 12h et de 14h à 18h

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VOIR CI CONTRE A ARTICLES RECENTS : Jacques Lahousse à l'EDA

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L'espace des arts sera fermé du 1er au 22 août inclus

(ouverture au public dès 9h le 1er sept. pour l'exposition de Dolors Rusinol Masramon)

Agenda EDA
Agenda EDA

Dolors Rusiñol Masramon peintre, est née en 1959 à Vic, en Catalogne. Ses protagonistes, souvent le dos tourné, nous invitent à regarder le monde avec distance ; un regard presque surréaliste et souvent ironique. S’exprimant dans un langage pictural singulier, l’artiste met en scène des personnages contemplatifs ou perplexes : ils s’interrogent et nous entraînent avec eux dans un voyage métaphorique.

Agenda EDA
TEXTE DE MONIQUE FRADIER
TEXTE DE MONIQUE FRADIER

TEXTE DE MONIQUE FRADIER

Agenda EDA
EN PARTENARIAT AVEC LA VILLE DE CERET ET L'ASSOCIATION LUMIERE D'ENCRE

EN PARTENARIAT AVEC LA VILLE DE CERET ET L'ASSOCIATION LUMIERE D'ENCRE

Etienne Conte photographe, est né en 1942 à Perpignan. Formé à l'Ecole Nationale de Publicité Paris-Versailles, il s'est ensuite engagé dans une démarche largement autodidacte, développant depuis les années 80, une oeuvre personnelle fondée sur la poésie visuelle. Dès les années 2000, il adopte le numérique pour approfondir sa recherche de la forme, la matière et la construction poétique de l'image.

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TEXTE DE MONIQUE FRADIER
TEXTE DE MONIQUE FRADIER

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Published by "espace des arts"
31 juillet 2025 4 31 /07 /juillet /2025 15:30

 

Retour sur l'exposition Claude VIALLAT été 2024 

Flash Back

 

Flash Back
Le peintre Claude Viallat expose au Boulou : "C'est un retour aux sources"
Sylvie Chambon pour l'Indépendant
"Le célèbre plasticien nîmois Claude Viallat, 88 ans, l’un des membres fondateurs du mouvement Supports/Surfaces, investit la galerie municipale Espace des arts, au Boulou, du 5 juillet au 5 octobre. Une exposition en mémoire d’une des toutes premières manifestations du groupe artistique dans cette même ville… en 1970. Les 200 m2 de surface d’exposition de la galerie, sur deux niveaux, accueillent ainsi une sélection d’œuvres récentes de l’artiste. Celui-ci agence un dialogue entre peintures de grand format et objets pauvres (46 pièces au total), dans une recherche d’équilibre qui compose avec l’espace et le temps, socle de son travail.
En tout premier lieu, pouvez-vous rappeler « la genèse » de Supports-Surfaces (ndlr : mouvement artistique de 1969 à 1972 qui a impacté de manière significative l’art contemporain) ?
-Sur le plan national et même international, on disait que la peinture était finie. Donc, il fallait la recommencer. Si on voulait la recommencer, il fallait la prendre autrement, c’est ce que nous avons essayé de faire. Cela signifiait prendre les mêmes choses et en changer les règles. Nous n’en avons changé qu’une : au lieu d’encoller, d’enduire, et de représenter, on déconstruit le tableau et on présente.
En quoi considérez-vous cette exposition estivale à l’Espace des arts comme un retour aux sources ?
-En mémoire de ce que nous avions réalisé en 1970 au Boulou, dans la rue des Gitans, devenue depuis impasse des Écoles, dans une des pièces de la bouchonnerie de mon beau-père François Pous (ndlr : également sculpteur autodidacte), j’avais envisagé de refaire une exposition ici avec Patrick Saytour et Daniel Dezeuze (ndlr : membres de Supports/Surfaces. André Valensi, le quatrième de « la bande » était décédé en 1999). Mais entre-temps, en août 2023, Saytour est mort. Et Dezeuze n’a pas souhaité poursuivre le projet. Je me retrouve donc seul à exposer.
Au-delà du Boulou, le département des P.-O. reste un marqueur fort dans votre parcours ?
-Je n’oublie pas mon exposition Impact I en 1966 au musée de Céret. Par la suite, j’ai été très suivi par ses conservateurs successifs et j’ai fait don de plusieurs œuvres. Collioure a aussi été très important : j’ai notamment peint une fresque dans une des salles du restaurant « Les Templiers ». Et je suis très lié amicalement à Joséphine Matamoros (ndlr : ancienne directrice des musées d’art moderne de ces deux villes).
Les P.-O. c’est aussi le peintre cérétan Camille Descossy, votre professeur aux Beaux-Arts de Montpellier, dans les années 1950… et extrêmement attaché au figuratif ?
-Mon patron. Il m’a appris toutes les bases académiques de mon métier. C’est-à-dire tout sur quoi je travaille actuellement, mais sur de la toile ni encollée ni enduite, ce qui fait que c’est elle qui travaille la couleur.
Avant d’aborder en détail votre technique, il y a ce fameux motif répétitif devenu votre signature. Il apparaît pour la première fois dans votre œuvre en 1966. Un accident ?
-Au départ, le procédé est celui qu’utilisaient, dans ma région, les maçons. Quand ils blanchissaient une cuisine, ils prenaient un chiffon ou une éponge, et ils tamponnaient les murs régulièrement, de manière à avoir une sorte de papier peint des pauvres. Moi, j’ai trempé une éponge dans la couleur noire, je l’ai pressée plusieurs fois sur une toile crue. Ne parvenant pas à la nettoyer, je l’ai laissée une nuit dans de l’eau de Javel. Le lendemain, elle s’est délitée. Un des morceaux est la forme que j’utilise encore, approximativement.
Comment est-elle devenue le pivot de votre recherche ?
-Seul, ce motif n’a aucun intérêt, sinon d’être une forme qui occupe un espace : ni figurative, ni représentative, ni symbolique, ni géométrique, ni décorative. Elle est une forme pour toutes les formes. Pour moi, elle est aussi la possibilité de ne pas avoir à me préoccuper de ce que va représenter la toile. Elle sera forcément la répétition d’une forme identique. C’est un processus.
Comment parvenez-vous, depuis tant d’années, à toujours développer ce principe unique ?
-Parce que, chaque fois, je trouve des libertés nouvelles qui génèrent des possibilités différentes. J’essaie de ne pas passer à côté.
Comment travaillez-vous ?
-Je suis un opportuniste forcené ! Je vis... et je récupère ce qui est à ma portée. Le reste, je le laisse. C’est une philosophie : une façon de tourner le négatif en positif. Je crée toujours à partir de tissus de récupération que je raboute et qui me donnent des formes plus ou moins extravagantes. Je travaille la couleur avec un pochoir sur des toiles crues. Toujours au sol. Comme je le disais précédemment, c’est la manière dont les toiles vont modifier la couleur qui me donne le résultat : jamais voulu, jamais prévu, mais toujours accepté.
Comment articulez-vous l’œuvre à l’espace et au temps ?
-Je ne peins pas des tableaux. Donc je n’aligne pas des toiles, je les agence en fonction de l’espace. J’essaie de désacraliser la peinture le plus possible. Mes supports sont des matériaux qui ont déjà vécu. Et peu importe si le tissu fane, vieillit ou se détériore. Tout ce qui est inhérent à la vie de la toile compte. Et mon souhait est que mes toiles vivent.
Vous êtes, à votre tour, devenu, un maître, un influenceur…
-Je suis devenu ce que je suis devenu ! Je suis quelqu’un qui travaille. Ce qui m’importe c’est la toile que je ferai demain. Ce qui m’importe aussi c’est que celle que je fais aujourd’hui ne soit pas mal interprétée.
Quel regard portez-vous sur les jeunes artistes actuels ?
-Beaucoup refont de la peinture, ce qui me fait plaisir. Il y a un peu la mode sur la représentation et les images. Moi, c’est d’abord la peinture qui m’intéresse. Si on doit travailler sérieusement, c’est la peinture qu’on doit travailler".
Rue des écoles, au Boulou. Ouvert du mardi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h, sauf jours fériés. Exceptionnellement, samedi 6 juillet, ouvert uniquement de 14h à 18h. Entrée libre. Contact : 04 68 83 36 32Eda Espace des Arts
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Le Boulou Claude Viallat, une expo événement - Nicole Gaspon pour le Travailleur Catalan

L’Espace des Arts accueille pour trois mois les œuvres récentes d’un des grands représentants de la peinture contemporaine.En pleine installation de l’exposition à l’Espace des Arts du Boulou, nous avons pu échanger avec Claude Viallat, un des plus grands artistes contemporains vivants, fondateur dans les années 70 du groupe Supports/Surfaces.

Des liens intimes avec le département Gardois, l’artiste a des attaches fortes avec les Pyrénées-Orientales, sa femme est née au Boulou, Camille Descossy, son professeur aux Beaux-Arts de Montpellier, résidait à Collioure. Claude Viallat a exposé au Boulou, à Céret, au Musée d’Art Moderne, auquel il a donné beaucoup d’œuvres, comme à celui de Collioure. Claude Viallat en profite pour rendre hommage à l’ancienne conservatrice des deux musées, Joséphine Matamoros, « elle a été très importante pour moi » et d’ajouter « Les P.-O. comptent beaucoup pour moi. »

C’est encore le chantier, des tissus peints, des bâches jonchent le sol, ce qui nous fait vivre l’expérience d’une exposition en train de se faire. Au fil d’une conversation à bâtons rompus, Claude Viallat évoque son travail tout en gardant un œil vigilant sur ceux qui installent ses œuvres, n’hésitant pas à se lever pour scruter une toile, ou s’interrompre pour décréter « non, pas comme ça » ou « dans ce sens... »

On a bien sûr en tête sa marque de fabrique, cette forme qui ressemble à une éponge ou un haricot qui se répète à l’infini dans ses œuvres. Un procédé à base d’empreintes. « Une forme neutre, ni naturelle, ni géométrique, sur une toile libre, sans châssis. » lit-on dans le dossier de presse. L’artiste nous dit : « mon motif, c’est une forme qui n’a aucune utilité, qui occupe un espace, je n’ai pas à me préoccuper de ce que va représenter ma toile... C’est le procédé des maçons de la région nîmoise, ils tamponnaient le mur avec un chiffon. » Pour ce faire il prend ce qu’il trouve : « je suis un opportuniste forcené, je récupère ce qui est à ma portée. » Il évoque « des tissus récupérés qui donnent une forme, je travaille avec un pochoir dont le bord donne les mesures. De la couleur sur des toiles crues, j’accepte le résultat, il n’est jamais prévu. »

Il travaille au sol des toiles qui ont vécu. « Si elles sont abîmées, tant pis, c’est ce qui est inhérent à la vie... Tout est dû au hasard, les formes ne sont jamais les mêmes, je ne fais pas des tableaux ! » Déjà accrochée, une toile aux tons jaunes dans laquelle on devine un taureau. Claude Viallat : « la tauromachie c’est ma culture. Ceux qui sont contre sont intolérants, ils disent ce qu’il faut penser. »

Retour sur l’aventure de Supports/Surfaces, elle partait d’une interrogation : « la peinture est-elle finie ? Il fallait donc la recommencer, on a déconstruit, changé les règles. » Aujourd’hui Claude Viallat est heureux « qu’il y ait beaucoup de jeunes artistes qui font de la peinture. »

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« Claude Viallat à l’espace des arts du Boulou : une évidence »

 

Samedi 6 Juillet dernier s’est tenue à la galerie municipale « espace des arts » rue des Ecoles au Boulou, l’inauguration de l’exposition de l’artiste nîmois, Claude Viallat. Le Maire François Comes et l'Adjoint à la Culture ont pris la parole pour remercier l'artiste et lui faire part du plaisir et de l'honneur de le recevoir sur la commune.

Après l’allocution de M. Robert Garrabé, Vice-Président du Conseil Départemental des P.O, qui a rappelé l’importance de présenter des expositions d’une telle qualité, Mme Joséphine Matamoros, Conservatrice en chef honoraire du patrimoine des musées de Céret et de Collioure, s’est à son tour exprimée pour féliciter M. le Maire d'accueillir un évènement d'une telle ampleur.

Mme Matamoros a chaleureusement salué l’épouse de l’artiste, Henriette, née Pous. Elle a ainsi rappelé qu'entre Claude Viallat et le Boulou, c’est une histoire de plusieurs décennies : Jean Pous puis son fils, François, et la fille de François, Henriette, ont vécu au Boulou dans l’usine de bouchons familiale qui a vu naître les œuvres de cette famille d’artistes et les œuvres de Claude Viallat.

C’est à l’été 70 que Claude Viallat a présenté, à même la rue, actuelle impasse des Ecoles, une installation de ses travaux. Comme l’a souligné Mme Matamoros : "Claude Viallat et le Boulou, c’est une évidence (...) Claude, tes oeuvres récentes sont magnifiques" a-t-elle déclaré à l’artiste et ami Claude Viallat, ajoutant : "Je tiens par ailleurs à féliciter l'espace des arts pour le travail constant accompli depuis de nombreuses années".

M. Claude Viallat a remercié la Municipalité pour l’accueil qu’elle lui a réservé et a précisé que cette exposition prévue depuis plus d’un an, devait à l’origine réunir également Patrick Saytour et Daniel Dezeuze, deux autres artistes du mouvement Supports-Surfaces dont Viallat fut l'un des membres fondateur. La disparition de Patrick Saytour en août dernier n’ayant pas permis de concrétiser ce projet.

Claude Viallat a investi seul le lieu, prenant en compte ses volumes, son architecture, ses accidents aussi. Au-delà des contraintes, c’est la liberté qu’il permet qui a intéressé l’artiste qui a ainsi pu jouer avec l’espace. Le résultat est remarquable.

L’exposition « Claude Viallat » est à voir jusqu’au 5 octobre inclus, du mardi au samedi inclus (hors jours fériés), de 9h à 12h et de 14h à 18h, en entrée libre. Contacts : 04 68 83 36 32  mairie-leboulou.fr  Eda Espace des Arts  www.espacedesarts.pro

 

                                                                                                                  Y. Erre-Serra, 9 juillet 2024

Mme Joséphine Matamoros, Conservatrice en chef honoraire du patrimoine des musées de Céret et de Collioure

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Les Journées du Patrimoine:

le coup d’envoi a été donné le jeudi 19 sept. au soir à la Maison de l’eau et de la Méditerranée (MEM) avec la projection du film documentaire: "Claude Viallat, un peintre dans l’arène" de Guy Lochard et Olivier Guérin (Striptease), réalisateurs, retraçant le parcours de cet immense artiste, membre fondateur du mouvement Supports-surfaces.

Une conférence donnée par Alexandre Charrett-Dykes, docteur en histoire de l’art, s'est tenue à l’espace des arts (EDA),le samedi 21 sept. au matin, au sein de l'exposition Claude Viallat, elle a permis de prendre toute la dimension de ce courant artistique majeur qu’est le mouvement Supports-Surfaces (1970-1972).

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Published by "espace des arts"
27 octobre 2023 5 27 /10 /octobre /2023 10:48
Petites Histoires de l'Art
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Published by "espace des arts"
20 mai 2021 4 20 /05 /mai /2021 15:10
l'actualité des artistes qui ont ou qui vont exposé(r) à l'EDA
du 25 juin au 25 juillet, Claude Viallat présente à la galerie Ceysson & Bénétière Paris un ensemble d’une dizaine d’œuvres.

CLAUDE VIALLAT a exposé à l'EDA en 2024

l'actualité des artistes qui ont ou qui vont exposé(r) à l'EDA

SYLVIE MIR : "1969-2001, Prégnance de la couleur, André Valensi"

l'actualité des artistes qui ont ou qui vont exposé(r) à l'EDA
Pascale MASARDO a exposé à l'EDA lors des expositions collectives: "Rendez-Vous aux Jardins" et: "Le Réverbère et l'Artichaut"

Pascale MASARDO a exposé à l'EDA lors des expositions collectives: "Rendez-Vous aux Jardins" et: "Le Réverbère et l'Artichaut"

l'actualité des artistes qui ont ou qui vont exposé(r) à l'EDA
Jonathan LHOIR a exposé à l'EDA

Jonathan LHOIR a exposé à l'EDA

"Dans le dernier numéro (n°98) du magazine Nat'images, retrouvez un interview de 6 pages, mené par Fred Polvet qui m'interroge sur le projet photographique, de sa genèse à sa création". 

 

 

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 09:04

 

La galerie municipale « espace des arts » (EDA) a pour mission de proposer gratuitement au public, des expositions d’art visuel de qualité à travers le travail d’artistes confirmés ayant une solide démarche plastique. L'EDA est une vitrine de la politique culturelle de la ville qui contribue à faire connaître le Boulou à l'extérieur.
Par le biais de ces expositions proposées à l’année, des visites dialoguées* vont permettre aux scolaires de se familiariser avec l’art actuel et au visiteur, de se confronter à toute forme d’art au travers du travail abouti des artistes, travail qui sera diffusé via les différents médias spécialisés et régulièrement sur la chaîne de télévision régionale france 3.
Ces expositions s’adressent donc aussi bien au badaud qui va découvrir un lieu et un univers -celui de l'artiste-, qu’à l’amateur d’art éclairé qui ne manquera pas de revenir au fil des manifestations de la galerie et bien évidemment, aux scolaires qui ont l’opportunité lors de chaque exposition, de s’exprimer à l’oral* et à l’écrit grâce aux fiches d’aide à la visite.
Enfin, des conférences et ateliers de pratique artistique tenus par des professionnels de l’art, sont proposés tout au long de l’année pour permettre davantage encore au public enfant, adolescent et adulte, de se former à l’art et son histoire.
à propos de l'EDA

l'EDA recommandé par le Petit Futé

l'EDA recommandé par le Petit Futé

L'avis du Petit Futé sur L' ESPACE DES ARTS

 

La galerie municipale " espace des arts " propose à l'année des expositions de qualité à travers la photo, la peinture, la sculpture, etc ; vitrine de l'art actuel, elle permet aux artistes de la région et de l'extérieur, de présenter un large éventail de leur production plastique et au visiteur, de découvrir une exposition sur les arts visuels en moyenne tous les deux mois, L'entrée est libre. Contacts : 04 68 83 36 32 et : espacedesarts@mairie-leboulou.fr Pour voir les expositions passées et à venir, le blog de l'espace des arts : www.espacedesarts.pro

à propos de l'EDA

 

             espace des arts

 

       

               

 

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 09:03
le Blog EDA

La page d'accueil sera mise à jour régulièrement pour vous informer sur les expositions ou manifestations ayant lieu à l'EDA.

Vous pouvez vous inscrire en écrivant votre adresse mail dans la case prévue à cet effet au bas de cette page à droite à NEWSLETTER (entre ARTISTES EDA et VIDEOS EXPOS), vous recevrez ainsi les articles concernant les informations EDA. 

(en vous inscrivant, vous consentez à recevoir les communications EDA par voie électronique).

Pour découvrir les expos et interviews de certains artistes ayant exposé à l'EDA ainsi que la présentation de leur travail lors des vernissages, aller à VIDEOS EXPOS (sous NEWSLETTER et dans la rubrique ARTISTES EDA tout en bas de la liste) et cliquer sur le lien que vous souhaitez visionner.

Pour découvrir le travail des artistes ayant exposé à l'EDA, aller sur ARTISTES EDA et cliquer sur le nom de l'artiste qui vous intéresse.

BONNE VISITE !

le Blog EDA
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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 09:02

En cliquant sur : « je m’abonne », j’accepte que les données recueillies par l' EDA soient destinées à l’envoi par courrier électronique de contenus et d'informations relatifs aux programmations de la galerie.

PAGE FACEBOOK

Eda Espace des Arts

 

   espacedesarts@mairie-leboulou.fr         

 

 

 

 

Gifs%20Anim%E9s%20Telephones%20%2811%29   04 68 83 36 32

 

        

 

 

 s.jpgDu mardi au samedi inclus de 9h à 12h et de 14h à 18h.

Entrée Libre - Fermé les jours fériés.

 

 

 

  espace des arts"espace des arts" rue des écoles 66 160 Le BOULOU

 

 

 

  pour situer le lieu, cliquer sur le lien ci-dessous:  

https://www.google.fr/maps/place/Espace+des+Arts/@42.5233541,2.8316381,17z/data=!3m1!4b1!4m5!3m4!1s0x12b07591f37a73ef:0x6c3277cca8e1925e!8m2!3d42.5233502!4d2.8338321?hl=fr

 

Un peu d'histoire:

 Boulou

cliquer ci-dessous:

Itinéraire

 

EDA parc

EDA parc

Pour toute demande d'exposition, adresser un lien où voir votre travail (site ou blog) ou envoyer par mail, des photos de trés bonne qualité (image en Jpeg) à l'adresse électronique ci-dessus.

Par courrier, envoi à cette adresse postale: Galerie "espace des arts" rue des Ecoles 66160 le Boulou.

Durée d'une exposition: deux mois en moyenne, s'acquitter du règlement de la location: une oeuvre exposée cédée à la Municipalité.

Si votre candidature est retenue, vous recevrez un formulaire à retourner complété et signé.

Contacts EDA (Inscrivez-vous à la Newsletter ci-contre, en bas, colonne de droite)

www.espacedesarts.pro

 

 

 

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Présentation

  • : le blog de l'espace des arts
  • : L'espace des arts est une galerie municipale qui accueille à l'année toute forme d'expression plastique. Vitrine ou portail de l'art actuel (à travers la peinture, la photographie, la sculpture, etc), elle a pour ambition de proposer gratuitement au public des expositions de qualité en permettant aux artistes confirmés de présenter un large éventail de leur travail.
  • Contact

Artistes Eda